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École des chartes » thèses » 2008

Inventaires de trésors de l’époque carolingienne en Francie occidentale (VIIIe-Xe siècle)


Introduction

Les inventaires de trésors sont des textes exceptionnels pour la connaissance des objets, de l’art et de la langue, mais aussi des pratiques liturgiques et socio-économiques de l’époque carolingienne, période où le trésor constitue un moyen de gouverner et aide à révéler  les relations économiques et symboliques.

En effet, loin de l’image actuelle du trésor constitué d’une accumulation d’objets précieux et soigneusement caché des regards et de la convoitise, le trésor carolingien tel qu’il est décrit par les inventaires se définit surtout comme un trésor fonctionnel, voire institutionnel, pour les ecclésiastiques comme pour les aristocrates. Il s’agit principalement d’un ensemble d’objets réunis pour être utilisés dans les cérémonies religieuses, mais aussi dans les relations sociales, au moyen du don et de la distribution.

Les textes étudiés sous le terme d’« inventaires » sont en réalité de différentes natures et regroupent de véritables inventaires d’églises, comme ceux qui sont contenus dans les polyptyques, mais aussi des listes de biens mobiliers insérés dans d’autres types de textes, comme des testaments, des donations ou des actes de consécration d’églises.

 Les inventaires de trésor sont très utiles pour l’histoire de l’art, puisqu’ils documentent des objets qui ont disparu et permettent donc une meilleure connaissance de l’art d’une époque. C’est dans ce but qu’a été publié en 1967 un recueil d’inventaires de trésors médiévaux pour l’aire germanique, sous la direction de Bernhard Bischoff :  Mittelalterliche Schatzverzeichnisse, von der Zeit Karls des Großen bis zur Mitte des 13. Jahrhunderts. Aucun travail de ce genre n’existait pour la partie occidentale de l’empire carolingien.

De plus, la notion de trésor a été très étudiée ces dernières années et le champ des disciplines habituées à l’examiner — l’histoire de l’art et de la dévotion —, s’est élargi en direction de l’anthropologie historique et de l’histoire économique. Ces nouvelles approches permettent de considérer les inventaires de trésors sous des angles nouveaux.


Sources

Les textes édités ont été choisis en fonction de leur contenu : ont été réunies toutes les énumérations de biens mobiliers, en tenant compte de leur période et de leur lieu de production. Ces extraits ont été produits dans les limites de la Francie occidentale, c’est-à-dire le royaume attribué à Charles le Chauve par le traité de Verdun de 843, et ce durant toute l’époque carolingienne, de l’accession au pouvoir de Charles Martel à l’élection de Hugues Capet, soit de 714 à 987.

Pour repérer ces extraits, il a fallu consulter des instruments de travail comme la Bibliographie des inventaires imprimés de Ferdinand de Mély et Edmund Bishop ou le relevé des inventaires de bibliothèques de manuscrits médiévaux en France de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, puisque les trésors carolingiens comportent quasiment toujours des livres. Des énumérations de biens mobiliers ont de plus été recherchées systématiquement dans les genres de textes particulièrement susceptibles d’en contenir, comme les polyptyques, les cartulaires et les Gesta.

Cette recherche a permis de collecter soixante-et-onze extraits ou textes complets, dont 49 listes de biens et 22 inventaires proprement dits, qui ont été édités d’après les normes appliquées aux documents d’archives. Les manuscrits originaux ont été consultés chaque fois que cela a été possible, mais les sources principales restent les copies d’érudits de l’époque moderne conservées au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.


Première partie
Commentaire


Chapitre premier
Textes et réalités matérielles : quel inventaire pour quel trésor ?

Le trésor est une notion bien réelle à l’époque carolingienne : les textes de la période emploient ce terme fréquemment, pour désigner un trésor d’église ou le trésor d’un souverain. La présence du terme thesaurum dans la Bible n’est pas pour rien dans la place du trésor dans l’imaginaire médiéval, puisqu’une des occurrences les plus courantes du mot est une citation des Évangiles selon saint Matthieu, Nolite thesaurizare vobis thesauros in terra, ubi erugo et tinea demolitur, ubi fures effodiunt et furantur. Thesaurizate vobis thesauro in caelo, ubi neque erugo neque tinea demolitur et ubi fures non effodiunt nec furantur. Ubi enim est thesaurus tuus, ubi est et cor tuum(Mat. 6, 19-21). Cette opposition entre trésor céleste positif et trésor terrestre négatif caractérise profondément les emplois du mot ainsi que les pratiques de redistribution des richesses par le don, en particulier le don à l’Église.

Pourtant le mot thesaurus est très peu utilisé dans les textes édités : seulement neuf fois, et toujours dans un cadre ecclésiastique, jamais dans des listes de biens de particuliers, tandis que les mots ministerium et ornamentum, moins spécifiques, sont bien plus courants. Ces emplois des mots renseignent sur la conception de la notion de trésor : on inventorie principalement des objets et instruments ecclésiastiques ( ministerium) et des éléments ornementaux.

Par ailleurs, les types de textes contenant des énumérations de biens sont très variés, reflétant différents contextes de rédaction. La répartition chronologique et géographique est une première façon de caractériser ces divers textes. Il existe trois grands pôles de rédaction de listes de biens et inventaires, au sud avec les textes catalans et de Septimanie, au centre-est autour de Clermont, Nevers et Auxerre, et au nord, avec les grands établissements tels Saint-Bertin, Saint-Riquier, Saint-Wandrille et Saint-Remi. Aucun inventaire ne semble avoir été transmis jusqu’à aujourd’hui pour une grande partie ouest de la Francie, probablement en raison d’une plus faible production écrite et d’une conservation moins bien assurée. La répartition chronologique montre que le ix e siècle rassemble la majorité des textes. Une comparaison avec les textes de l’aire germanique et d’Italie montre qu’il en est de même pour les autres régions de l’Empire carolingien : il s’agit bien d’un type de texte particulièrement fréquent à l’époque où la dynastie carolingienne est au sommet de sa force.

Les modes de transmission des textes sont également très divers. Les inventaires à proprement parler sont souvent copiés dans des livres liturgiques ou inclus dans des compilations comme des cartulaires ou des polyptyques. Les listes de biens comprises dans des actes privés existent également sous forme d’originaux, mais sont aussi souvent repris dans des recueils, cartulaires ou Gesta. L’hagiographie côtoie donc les textes de la pratique comme les donations, dans un ensemble très varié.

Malgré cette diversité, d’importants points communs permettent de considérer ces énumérations de biens mobiliers comme un corpus cohérent. En premier lieu, le vocabulaire employé présente une certaine homogénéité, avec la prédominance incontestable des objets et accessoires ecclésiastiques. Les rédacteurs des inventaires ont tous une culture de clercs et tous les trésors, y compris les trésors de particuliers, comportent du mobilier ecclésiastique.

Les inventaires d’églises et les listes de biens ont également en commun le fait d’être les différents états d’une même réalité : les actes de donations et les testaments montrent les objets lors de leur circulation, alors que les inventaires de trésors sont à la fois un bilan de donations successives et un réservoir de donations à venir. Le don est en effet très important dans la civilisation médiévale, comme marqueur social, mais également comme moyen de racheter ses péchés par la transmission de ses biens terrestres à l’Église.

Chapitre II
L’art de l’inventaire

Les inventaires de trésors sont nombreux à l’époque carolingienne, mais ils ne sont pas propres à cette période, puisque le pape Grégoire le Grand et la règle de saint Benoît conseillent déjà à la fin du vi e siècle de faire régulièrement des inventaires des possessions des églises et monastères. De même, les listes de biens mobiliers sont fréquentes dans les testaments de l’époque mérovingienne. Mais une spécificité des inventaires de la période carolingienne réside dans le rôle joué par les autorités dans leur rédaction : de nombreux capitulaires préconisent l’utilisation d’inventaires à des fins de gestion, notamment ceux réglant l’action des missi de l’empereur envoyés pour enquêter dans les différentes parties de l’empire. Les biens ecclésiastiques sont particulièrement soumis à l’attention des missi en raison de leur caractère sacré et donc très précieux.

Le capitulaire de Soissons, en 853, invoque une autre raison pour justifier la rédaction d’inventaires d’églises : la nécessité pour tout lieu de culte d’être doté du minimum d’objets, vêtements et livres liturgiques indispensables à la célébration de la messe. Ce trésor minimal de fonctionnement est décrit par les recommandations de certains évêques dans les capitula episcoporum  : il faut un calice, une patène, une croix, une châsse, une chasuble, une aube ; les livres liturgiques nécessaires sont un sacramentaire, un évangéliaire, un lectionnaire, un antiphonaire, un psautier, un homéliaire, un martyrologe ou un livre de comput. Mais les actes de consécration d’églises montrent que le mobilier minimal donné lors de l’inauguration d’un lieu de culte n’est pas aussi complet que ce que souhaiteraient les législateurs, car seuls les calices, les vêtements et surtout les livres sont toujours présents dans la dotation ecclésiastique, tandis que les croix et châsses sont beaucoup plus rares. Les livres les plus fréquents sont les lectionnaires, sacramentaires, psautiers et antiphonaires, soit une dotation assez complète. Les recommandations épiscopales ne sont donc pas totalement respectées, mais l’essentiel directement nécessaire à la célébration semble présent partout.

Les inventaires sont donc fortement influencés par les règles émises par les autorités. Leur mode de rédaction paraît assez libre, aucun texte ne suivant exactement le même plan. Il est pourtant possible de trouver des modèles, même s’ils ne sont pas suivis à la lettre. Les Gesta et leurs longues énumérations de dons effectués par les évêques ou abbés sont rédigés par imitation des vies de papes recueillies dans le Liber pontificalis, qui mettent en valeur la largesse des évêques de Rome. Les inventaires d’églises compris dans des polyptyques suivent quant à eux l’esprit du modèle des Brevium exempla diffusé par le pouvoir carolingien, c’est-à-dire une logique de description par type d’éléments (objets, vêtements, livres). Mais l’ordre de ces catégories change en fonction du texte, reflétant souvent une hiérarchie symbolique.  

Au-delà de la structure des textes, la langue des inventaires est très intéressante à étudier, en raison de la nature des éléments énumérés : il s’agit d’objets à la fois très quotidiens pour les rédacteurs, et d’un usage parfois très technique. Le vocabulaire employé peut donc être à la fois très savant et très local, sous l’influences des langages vernaculaires. Ainsi les consécrations d’églises du diocèse d’Urgel sont-elles par moment rédigées dans une forme précoce de ce qu’on appelle le « latin farci », langue latine tardive parsemée de mots vernaculaires, assortie d’une réduction du nombre de cas aux seuls cas sujet et cas régime. Dans ce cadre, il n’est pas toujours aisé de trouver à quel objet et quel emploi correspondent tel ou tel mot dans sa seule occurrence connue. Mais la comparaison avec d’autres sources permet d’en éclairer certains.

Chapitre III
Objets, usages et représentations

Les sources complémentaires utilisées pour aider à la compréhension du contenu des inventaires sont de trois natures. Les sources matérielles sont les objets de l’époque carolingienne connus aujourd’hui, étudiés principalement d’après les bases de données de la Direction de l’architecture et du patrimoine et les collections des musées ; des sources iconographiques ont été trouvées dans les manuscrits carolingiens, en particulier les manuscrits liturgiques, des collections de la Bibliothèque nationale de France et des bibliothèques municipales, au moyen de la base de données Enluminures ; les sources écrites sur la liturgie, telles les ordines liturgiques de Rome et les écrits de liturgistes comme le Liber officialis d’Amalaire de Metz, complètent ces ressources visuelles en offrant un point de vue plus normatif.

Dans ces sources normatives, l’habit liturgique présente des spécificités en fonction de l’ordre ecclésiastique auquel appartient le clerc. Le modèle de l’habit ordinaire de tous les clercs est celui d’Aaron décrit dans l’Ancien Testament (Ex., 28), puis dérive de l’habit quotidien de l’Antiquité tardive, figé par l’usage dans des formes qui s’éloignent de l’habit quotidien contemporain. Les inventaires et consécrations d’églises ne mentionnent que rarement tous les vêtements que les liturgistes décrivent, ou leur donnent des appellations différentes. Le lexique utilisé montre d’ailleurs l’influence de la liturgie employée, parfois clairement romaine, parfois plutôt gallicane. Les représentations du vêtement, quant à elles, soulignent également l’influence de modèles, en particulier antiques.

Les objets liturgiques sont très variés et nombreux dans les inventaires et listes de biens, et cela rend leur interprétation d’autant plus difficile. Il est pourtant possible de définir quelques usages particuliers  liés à la sacralité de la messe et à l’Eucharistie elle-même. Les croix et reliques sacralisent l’espace, et les différents accessoires de la célébration comme les encensoirs, les cloches et les luminaires sont destinés à faire écho à tous les sens des fidèles. La plupart des objets liturgiques sont des vases sacrés et des récipients, certains contenant l’eau bénite, mais la majorité étant utilisée pour l’Eucharistie, comme réceptacles des saintes espèces, soit pour leur conservation, soit, dans le cas des calices et patènes, pour leur consécration. Pour cela, l’accent est mis sur la pureté des vases ainsi que sur celle du célébrant, comme en témoigne la présence de nombreux tissus et bassins utilisés pour le nettoyage.  

Les nombreuses étoffes citées dans les inventaires sont employées pour la décoration et l’aménagement de l’espace sacré. Des tentures et tapisseries sont suspendues aux colonnes pour séparer différentes parties de l’église, les luminaires en mettent d’autres en valeur, tandis que les reliquaires, en plus de leur caractère sacré, apportent, par leur beauté, un aspect esthétique. L’ornementation de l’église est surtout concentrée autour de l’autel, qui est mis en scène avec de nombreux éléments comme le baldaquin appelé ciborium, les nappes et pallia. La description des églises de l’abbaye de Saint-Riquier est une source intéressante pour la connaissance d’un aménagement de ce type.

Les livres occupent également une place de choix dans le trésor, en raison de leur décor qui en fait de réels objets d’art, mais aussi de leur contenu sacré. Les livres cités dans les inventaires de trésor sont quasiment exclusivement des livres liturgiques, dont l’étude a donc été plus approfondie. Les livres liturgiques cités dans les textes sont principalement des recueils : des sacramentaires pour les prières, les formulaires et les bénédictions de la messe, des lectionnaires pour les lectures et des antiphonaires pour le chant. Hormis les psautiers, les livres plus spécifiquement consacrés à un type restreint de textes sont plus rares. Parmi les livres de la Bible, ce sont ceux du Nouveau Testament qui sont les plus fréquents, mais le nombre important de lectionnaires, recueils au contenu non précisé, empêche d’avoir une vue exacte des livres bibliques présents dans les trésors. Les livres de l’Ancien Testament semblent souvent se présenter sous forme de cahiers, tout comme d’autres libelli liturgiques destinés à des célébrations spécifiques. Les Bibles et évangéliaires sont les livres qui portent les décors les plus somptueux, à l’extérieur avec de belles reliures orfévrées et à l’intérieur grâce à un soin particulier dans la copie et à l’emploi de matières nobles comme l’or, l’argent et la pourpre. Ces livres d’apparat ne sont peut-être pas utilisés très fréquemment dans la célébration, mais leur beauté en elle-même participe à la louange divine.

Les listes de livres ne se limitent cependant pas aux textes liturgiques : les cathédrales de Clermont et de Nevers et la grande abbaye qu’est Saint-Riquier possèdent de grandes bibliothèques multidisciplinaires, et l’étude des originaux des inventaires de Clermont et de Nevers montre que les inventaires consignent les mouvements de livres à la manière de registres de prêt, au moyen de modifications ou de marques marginales. Les livres du trésor ne sont donc pas enfermés dans l’église, mais en sortent pour être utilisés par les clercs et moines des établissements et des alentours.

Les trésors individuels sont très similaires aux trésors ecclésiastiques dans leur contenu, puisqu’ils comportent toujours des objets, des vêtements ou des livres, qu’ils servent aux célébrations liturgiques ou à des pratiques de dévotion privée.  La seule différence se trouve dans la présence d’attributs de pouvoir personnel tels que les armes, les animaux de chasse ou les bijoux, comme le testament d’Heccard de Mâcon en fournit l’exemple.


Conclusion

L’étude des inventaires permet donc de préciser la définition du trésor : celui-ci est d’abord un élément institutionnel destiné au bon déroulement des cérémonies religieuses, et ce caractère fonctionnel et sacré est accentué par la beauté de matières nobles et travaillées. Les trésors de particuliers ont également un rôle institutionnel, celui de marquer la place de leur possesseur dans la société. Mais les inventaires ne sont souvent que partiels, et le trésor que reflètent les sources est surtout un trésor idéal, tel que le rédacteur ou son commanditaire le conçoit. Cette conception se ressent dans la forme employée, qui est marquée par les modèles utilisés, ici par un plan préconisé par les autorités, là par un vocabulaire liturgique plus romain ou plus gallican. La liturgie est omniprésente dans les inventaires et les listes de biens, une liturgie de la splendeur à l’image des pratiques romaines, qui aide la dynastie carolingienne à glorifier son pouvoir considéré comme d’origine céleste. Le trésor et son inventaire sont en effet des réalités pleinement caroligiennes, par leur répartition chronologique et géographique, mais surtout par l’influence qu’exerce à leur sujet le pouvoir grâce à ses recommandations de rédaction de listes et par sa volonté de bonne gestion de l’empire. Le trésor, par le soin qui est porté à sa gestion, par son contenu, par l’histoire de sa circulation et des personnalités qui ont contribué à le former, est donc un véritable centre de la mémoire d’un établissement ecclésiastique et de ses fondateurs.


Édition des inventaires

Les extraits édités sont au nombre de 71, de taille variable, dont 22 inventaires et 49 listes de biens. Ils se répartissent en 20 dossiers constitués en fonction de l’origine géographique et des types de textes dont les extraits sont issus. Les dossiers principaux concernent les Gesta Pontificum Autissiodorensium, les Gesta abbatum Fontanellensium, les inventaires des cathédrales de Clermont, d’Elne et de Nevers, le cartulaire de Saint-Bertin compilé par Folcuin, les inventaires de l’abbaye Saint-Riquier, de l’abbaye de Marchiennes  et de l’abbaye Saint-Père de Chartres, ainsi que le polyptyque de Saint-Remi de Reims. Ils sont complétés par des extraits de testaments, comme celui de Heccard de Mâcon, ou celui de Dadila de Septimanie, et par un dossier important de consécrations d’églises du diocèse d’Urgel en Catalogne.


Index lexical

L’index lexical reprend tous les éléments énumérés dans les inventaires avec les références de leurs mentions dans les textes et les variantes de graphie. Il signale si l’occurrence du mot se situe dans un inventaire ou une liste de biens, et si elle est présente dans un texte du sud ou du nord de la zone géographique traitée. L’index lexical est accompagné de plusieurs index thématiques en fonction de la nature de l’objet ou du mot : vie ecclésiastique, livres, vêtements, étoffes, vases sacrés, récipients, luminaires, reliques, éléments descriptifs (couleurs, matières, formes), armes et apparat, vie quotidienne et agricole, mots d’origine germanique, mots d’influence vernaculaire.


Annexes

Textes complémentaires : testaments mérovingiens, inventaires hors des limites chronologiques ou géographiques du sujet, sources sur la liturgie. — Illustrations : reproductions de documents originaux, enluminures, objets, divers.